Se rendre au contenu

Le chiffre d’affaires flatte parfois l’ego. La marge, elle, dit la vérité.

27 mai 2026 par
Meylemans Jeremy

Quand on crée une entreprise jeune, sans beaucoup d’expérience, sans recul et sans conseil vraiment avisé autour de soi, on passe forcément par une série d’erreurs.

Avec le temps, je me rends compte que ces erreurs ont été une vraie école.

Aujourd’hui, à 32 ans, après plus de 10 ans dans l’entrepreneuriat, je peux dire qu’elles m’ont donné une compréhension de l’entreprise que je n’aurais jamais pu acquérir uniquement dans les livres.

Et l’une de mes premières grandes erreurs a été très simple : j’ai longtemps associé la réussite au chiffre d’affaires.

Je voulais faire grandir l’entreprise. Atteindre des sommets. Annoncer de gros chiffres. Être fier de ce que nous construisions.

Mais avec le recul, j’ai compris une chose essentielle : le chiffre d’affaires peut être extrêmement trompeur.

Le chiffre d’affaires représente ce que l’entreprise vend. Mais il ne dit pas si l’entreprise vend bien.

Il ne dit pas si les prix sont corrects.

Il ne dit pas si les marges sont suffisantes.

Il ne dit pas si les coûts ont été correctement anticipés.

Il ne dit pas si les clients attirés sont les bons.

Il ne dit pas si l’entreprise peut absorber ses charges.

Il ne dit pas si elle est réellement rentable.

Une entreprise peut augmenter son chiffre d’affaires et devenir plus fragile en même temps.

C’est l’un des pièges les plus dangereux pour un dirigeant.

Quand les ventes montent, on peut avoir l’impression que tout va bien. On se rassure. On se dit que l’activité fonctionne, que le marché répond, que l’entreprise avance.

Mais lorsque les charges augmentent, que la trésorerie se tend, que les erreurs de prix apparaissent ou qu’une crise arrive, le chiffre d’affaires ne protège plus grand-chose.

À ce moment-là, les vraies questions apparaissent.

Quelle est ma marge réelle ?

Quel est mon résultat opérationnel ?

Quel est mon EBITDA ?

Quel est mon seuil de rentabilité ?

Combien dois-je vendre, avec quelle marge, pour couvrir mes charges et retrouver de la stabilité ?

Ces questions peuvent sembler simples.

Mais beaucoup de jeunes entrepreneurs ne savent pas y répondre précisément. Et moi-même, au début, je ne les maîtrisais pas assez.

Avec le temps, j’ai compris que connaître son seuil de rentabilité n’est pas un détail comptable. C’est le cœur du rôle de dirigeant.

Diriger une entreprise, ce n’est pas seulement vendre plus.

C’est comprendre ce qu’il faut vendre, à quel prix, avec quelle marge, pour construire quelque chose de réellement viable.

C’est savoir si l’entreprise peut vivre sans être constamment sous pression. Sans devoir réinvestir en permanence. Sans courir derrière la trésorerie. Sans dépendre uniquement du volume pour survivre.

Le chiffre d’affaires peut impressionner.

Mais la marge, elle, oblige à regarder la réalité.

Et c’est souvent à cet endroit que commence le vrai pilotage d’une entreprise.

Chez JM Conseils, j’aide les indépendants, dirigeants et PME à mieux comprendre leurs chiffres, retrouver de la clarté et piloter leur activité avec plus de lucidité.

Parce qu’une entreprise saine ne se construit pas uniquement sur ce qu’elle vend.

Elle se construit sur ce qu’elle garde, ce qu’elle comprend, et ce qu’elle maîtrise.

Besoin d’aide ?

www.jmconseils.be

Le chiffre d’affaires ne suffit pas à piloter une entreprise